ACTUALITES ECONOMIQUES ET FINANCIERES

30 août 2010

Le chef de l'Etat a insisté la semaine dernière sur les amendements concernant la pénibilité, les carrières longues et
les polypensionnés. L'examen du texte commence le 7 septembre à l'Assemblée nationale.
Je pense qu’il faut dénoncer l’approche clinique et individuelle de la pénibilité. Nous devons travailler sur des
propositions qui disposent de compensations systématiques et collectives (classifications et branches).
Le dispositif envisagé sur les carrières longues doit permettre à des salariés ayant commencé à travailler avant 17 ans de partir plus tôt en retraite.
Nous devons renforcer ce dispositif progressiste mais son étendue risque être limitée compte tenu de son impact budgétaire.

L'indice du moral des ménages est ressorti à -11, contre -14 en juillet et -12 attendu. Je demeure, particulièrement,
vigilante, à l'égard de cet indice, car il permet d'évaluer de manière objective l'effectivité des scénarios de reprise: la consommation privée est une condition indispensable au retour à une croissance auto-entretenue.
Reste à départager la bonne surprise d'un effet technique...
Seul la consolidation sur le prochain trimestre nous permettra d'évaluer l'hypothèse de reprise. Pour ma part je reste
prudente, notamment dans cette phase globale de consolidation budgétaire à l'échelle mondiale: wait & see ....

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29 août 2010

Il règne un climat d'urgence au Japon. Le gouvernement attaque sur tous les fronts, des actions sur: l'emploi,
les investissements, l'éducation et la lutte contre les catastrophes naturelles, coordonnées par un plan de 8,5 milliards d'euros. Une rallonge budgétaire pourrait même s'ajouter à ce plan de soutien. Ces mesures devraient être validées en conseil des ministres le 10 septembre prochain, elle s'ajoutent aux dispositions annoncées par la Banque centrale dont la mesure phare consiste à supporter les institutions financières dans leurs opérations de prêts à taux fixes des banques. Toutes ces mesures ne suffisent, apparement, pas à amortir les effets de l'envolée du yen et la spirale
déflationniste: ce matin, le yen n'a que très timidement réagi aux annonces de la Banque centrale.

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28 août 2010

Le mois est septembre est, historiquement, le moins porteur de l'année pour Wall Street. Et cette année, les indicateurs économiques attendus au cours des premiers jours du mois vont mettre les nerfs des investisseurs à rude épreuve, au risque d'enclencher un nouveau mouvement de repli.

L'indice Standard & Poor's 500 a perdu près de 13% depuis avril, au fur et à mesure que s'accumulaient les indicateurs économiques décevants, qui ont nourri les craintes du "double dip", la rechute en récession après la crise de 2008-2009.Mais l'indice phare de la place new-yorkaise a jusqu'à présent trouvé un soutien solide autour du seuil de 1.040 points, tout enfoncement de ce support déclenchant une vague d'achats.

Le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, a rassuré au moins temporairement les marchés vendredi en déclarant que la Fed était prête à agir si la situation économique se détériorait. Mais les indicateurs des prochains jours
risquent de raviver l'inquiétude.

Le S&P 500, principale référence de nombreux gérants et analystes, a terminé vendredi à 1.064,59 points. S'il enfonçait le
support de 1.040, il pourrait retomber dans une fourchette de 1.010 à 1.020 points. A la hausse, il se heurte à la résistance de sa moyenne sur 14 jours à 1.076,65, ce qui limite son potentiel de redressement.

Sur le mLes statistiques mensuelles du marché du travail attendues vendredi devraient montrer que 99.000 emplois ont encore été détruits en août, en raison notamment de la fin de contrats temporaires liés au recensement décennal tandis que les créations de postes dans le secteur privé ne devraient pas dépasser 42.000.D'ici-là, les indices ISM des directeurs d'achats de l'industrie et des services auront probablement reflété un nouveau ralentissement de la  croissance de l'activité.L'indice S&P 500 a testé le seuil des 1.040 points à deux reprises au cours de la semaine écoulée mais à chaque fois, il a terminé la journée en hausse. Ce support a systématiquement incité les acheteurs à revenir sur le marché ces 10 derniers mois et l'indice ne l'a enfoncé de manière marquée qu'une seule fois et  brièvement, en juillet.arché des options, cette situation favorise les achats de "put" sur le S&P 500, qui donnent le droit de vendre les futures sur l'indice

à un prix fixé à l'avance."Le sentiment global des investisseurs sur le marché des options est devenu très sceptique, les achats de put dépassant largement les achats de call", a expliqué Ryan Detrick, analyste technique senior de Schaeffer's Investment.Le ratio "put to call" utilisé pour mesurer l'évolution du sentiment général du marché, s'inscrivait à 0,61 jeudi, contre 0,59 en moyenne sur les 21 dernières séances.Le S&P 500, principale référence de nombreux gérants et
analystes, a terminé vendredi à 1.064,59 points. S'il enfonçait le support de 1.040, il pourrait retomber dans une fourchette de 1.010 à 1.020 points. A la hausse, il se heurte à la résistance de sa moyenne sur 14 jours à 1.076,65, ce qui limite son potentiel de redressement.

Sur le marché des options, cette situation favorise les achats de "put" sur le S&P 500, qui donnent le droit de vendre les futures sur l'indice à un prix fixé à l'avance."Le sentiment global des investisseurs sur le marché des options est devenu très sceptique, les achats de put dépassant largement les achats de call", a expliqué Ryan Detrick, analyste technique senior de Schaeffer's Investment.Le ratio "put to call" utilisé pour mesurer l'évolution du sentiment général du marché, s'inscrivait à 0,61 jeudi, contre 0,59 en moyenne sur les 21 dernières séances.

Au-delà des facteurs techniques, les investisseurs surveilleront aussi les déclarations des responsables de grandes entreprises telles que General Electric ou Boeing lors de la conférence "Global Industrials Unplugged" organisée par Morgan Stanley.Vendredi, le géant des semi-conducteurs Intel a abaissé sa prévision de ...chiffre d'affaires pour le trimestre en cours. Les investisseurs ont largement ignoré cet avertissement, l'action Intel finissant la journée en hausse, mais de nouvelles prévisions de ce type pourraient miner le moral du marché.Face à une telle conjonction de facteurs à risque, de nombreux investisseurs pourraient prendre leur temps avant de revenir sur le marché. D'autant que septembre est historiquement le mois le plus défavorable aux trois grands indices de Wall Street.L'attentisme sera favorisé au cours
des prochains jours par la perspective d'un week-end de trois jours avec la célébration du Labor Day le lundi 6 septembre.

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27 août 2010

En lançant un vaste programme de politique environnementale, le Maroc passe aux actes pour la concrétisation de ses ambitions en la matière, notamment sur le plan du développement des énergies renouvelables, un domaine où il aspire devenir leader.
Pour avoir signé en 1995 la convention cadre des Nations unies sur le changement climatique et le protocole de Kyoto en 2002, le Royaume n'est pas étranger à la problématique environnementale, mais depuis l'automne dernier, il a décidé de mettre des actes derrière les paroles.
Ainsi, il y a près d'un an, le Maroc a lancé un vaste programme de politique environnementale via un plan d'action engageant tous les acteurs de la société civile avec des objectifs concrets à un horizon de 10 ans.

Ce programme concerne aussi l'eau (avec la volonté que le niveau de raccordement global au réseau d'épuration atteigne 80 % en 2020 et 90% en 2030), et le retraitement des déchets où le Maroc entend parvenir
dans dix ans à un niveau de collecte de 90 % (contre 70 % actuellement).
Mais si ces objectifs ont avant tout pour but d'améliorer la qualité de vie au Maroc, les autorités ont des ambitions autrement plus importantes en matière d'énergies renouvelables. .Choix s'impose dès lors que la consommation  nergétique du Maroc dépend à 97% de ses importations, notamment de pétrole.

Avec l'élévation du niveau de vie et le développement économique, les besoins énergétiques vont tripler d'ici à 2030. Il y avait urgence à accroître les capacités énergétiques du pays.

Cela passera, essentiellement par les énergies renouvelables: Le solaire, l'hydraulique et l'éolien se répartiront à parts égales de 2.000 mégawatts les capacités installées pour en représenter 42% en 2020.

Déjà présent dans l'hydraulique depuis la construction des premiers barrages, le Maroc s'est également bien développé ces dernières années dans l'éolien, domaine dans lequel il compte actuellement 300 mégawatts de capacités installées et 700 mégawatts en cours d'installation.
Le Maroc vient surtout de faire dans le photovoltaïque un grand pas en avant, avec l'annonce, en novembre dernier, d'un vaste plan solaire marocain.

Le Maroc a un rôle moteur à jouer en matière d'énergie dans la région et pourrait à termes devenir un hub énergétique à la lisière entre l'Europe et l'Afrique. Ainsi, au-delà de ses propres besoins, cette ambition est motivée par la volonté du Royaume de se positionner dès aujourd'hui comme un acteur incontournable du plan solaire méditerranéen qui prévoit à terme l'installation de 20 gigawatts de capacités installées sur le pourtour du bassin.

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25 août 2010


En lançant un vaste programme de politique environnementale, le Maroc passe aux actes pour la concrétisation de ses ambitions en la matière, notamment sur le plan du développement des énergies renouvelables, un domaine où il aspire devenir  leader.

Pour avoir signé en 1995 la convention cadre des Nations unies sur le changement climatique et le protocole de Kyoto en 2002, le Royaume n'est pas étranger à la problématique environnementale, mais depuis l'automne dernier, il a décidé de mettre des actes derrière les paroles.

Ainsi, il y a près d'un an, le Maroc a lancé un vaste programme de politique environnementale via un plan d'action engageant tous les acteurs de la société civile avec des objectifs concrets à un horizon de 10 ans.

Ce programme concerne aussi l'eau (avec la volonté que le niveau de raccordement global au réseau d'épuration atteigne 80 % en 2020 et 90% en 2030), et le retraitement des déchets où le Maroc entend parvenir dans dix ans à un niveau de collecte de 90 % (contre 70 % actuellement).

Mais si ces objectifs ont avant tout pour but d'améliorer la qualité de vie au Maroc, les autorités ont des ambitions autrement plus importantes en matière d'énergies renouvelables. .Choix s'impose dès lors que la consommation énergétique du Maroc dépend à 97% de ses importations, notamment de pétrole.

Avec l'élévation du niveau de vie et le développement économique, les besoins énergétiques vont tripler d'ici à 2030. Il y avait urgence à accroître les capacités énergétiques du pays.

Cela passera, essentiellement par les énergies renouvelables: Le solaire, l'hydraulique et l'éolien se répartiront à parts égales de 2.000 mégawatts les capacités installées pour en représenter 42% en 2020.

Déjà présent dans l'hydraulique depuis la construction des premiers barrages, le Maroc s'est également bien développé ces dernières années dans l'éolien, domaine dans lequel il compte actuellement 300 mégawatts de capacités installées et 700 mégawatts en cours d'installation.

Le Maroc vient surtout de faire dans le photovoltaïque un grand pas en avant, avec l'annonce, en novembre dernier, d'un vaste plan solaire marocain.

Le Maroc a un rôle moteur à jouer en matière d'énergie dans la région et pourrait à termes devenir un hub énergétique à la lisière entre l'Europe et l'Afrique. Ainsi, au-delà de ses propres besoins, cette ambition est motivée par la volonté du Royaume de se positionner dès aujourd'hui comme un acteur incontournable du plan solaire méditerranéen qui prévoit à terme l'installation de 20 gigawatts de capacités installées sur le pourtour du bassin.

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24 août 2010



Les chiffres de la croissance du second trimestre 2010 ont été meilleurs que prévus en France et en Europe. Cela ne doit pas faire illusion : la France s'achemine quand même vers une croissance molle.

En septembre 2008, la faillite de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers entraînait le monde dans une crise d'une ampleur sans précédent depuis les années 1930. Deux ans plus tard, la croissance est revenue et le redressement de l'activité économique a même été sensiblement plus important qu'attendu en France et en Europe au second trimestre 2010. On aurait tort cependant d'en conclure que la reprise est solidement installée.

En France et en Europe, les bons chiffres économiques du second trimestre sont liés notamment à un mouvement temporaire de reconstitution des stocks des entreprises. Et surtout ils n'intègrent pas encore les effets sur l'économie réelle de la crise de l'euro qui a agité le vieux continent pendant tout le printemps. La mise en place d'un fonds de soutien de 750 milliards d'euros aux Etats en difficulté a certes fini par avoir raison de la spéculation pour l'instant. Mais du coup, tous les pays de la zone euro, et au premier chef les plus attaqués d'entre eux, ont dû accélérer et amplifier leurs programmes d'austérité. Une politique qui ralentira sensiblement l'activité économique au cours des prochains mois même si la baisse de l'euro aura par ailleurs quelques effets positifs sur les exportations.
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Suite à la réunion de Brégançon, dont le scénario de travail s’appuyait sur une prévision de croissance abaissée à 2 %, le communiqué publié par l'Elysée précise que « compte tenu du rebond de l'activité de 0,6% au deuxième trimestre, la perspective de croissance sera atteinte ou dépassée pour 2010. Ceci autorise aussi, en cohérence avec les prévisions de l'OCDE, une prévision de croissance de 2% pour 2011 ».
Depuis le début de l’année, l’ensemble des acteurs politiques de notre pays s'accordaient jusque là à dire que la prévision de 2,5% était trop optimiste. L’objectif d’atteindre un déficit public à 6% du PIB dès 2011 alors que cette année, il sera d'environ 8%, nécessite une politique rigoureuse sur le plan des dépenses publiques et d’autant plus si nous souhaitons un jour atteindre le seuil de Maastricht qui engage les Etats membres de l'Union européenne à contenir leurs dépenses publiques au maximum à 3% du PIB.
Le "coup de rabot" sur les 470 niches permettra un effet levier de 75 milliards d'euros. Mais il s’agit bien, en dépit des propos du Président, d’une hausse significative de l’IRPP. Ces niches devaient appuyer certaines politiques publiques audacieuses, c’est donc un coup dur pour la prospective et les mutations qui doivent accompagner l’évolution de notre société qui se voit condamnée alors que les plus values immobilières et les régimes successoraux (contre productif sur le plan de la création de valeur) se voient quant à eux confortés.
Même si, l’Elysée précise, par ailleurs, que ni l'impôt sur le revenu, ni la TVA, ni l'impôt sur les sociétés ne seront augmentés, la suppression des niches constituent, pourtant, sur un plan arithmétique, une augmentation de l’impôt
L’Elysée compte, également, sur la maîtrise des dépenses publiques, précisant, ainsi, que les dépenses de l'Etat ne
progresseront pas en valeur sur les trois prochaines années et que les transferts de l'Etat aux collectivités territoriales resteront désormais stables en valeur. Cependant le risque de voir une flambée de l’imposition locale ne rassure pas le contribuable et renforce l’injustice devant l’impôt.

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23 août 2010

La création d'entreprise a progressé en 2009 de 67,6 % avec 131 000 entreprises enregistrées en Ile-de-France (qui crée 1 entreprise sur 5 en France).
Ce chiffre que l'on peut considérer comme bon pour la région cache en réalité une hausse liée au statut d'auto entrepreneur, lancé en Août 2008. Sur l'année 2009, une entreprise crée sur deux l'a été sur ce statut.

A l'inverse, la création d'entreprises classiques a fléchi de 16,7 % sur la même période.
Si le statut d'auto entrepreneur représente de nombreux avantages (simplification des démarches de création, paiement des charges après réalisation d'un CA, ...),  son efficacité économique reste à prouver. Selon l'ARCOSS, moins d'un auto entrepreneur sur deux a déclaré un CA en 2009 ...

Le nombre de créations augmente à des rythmes différents. Seule l'industrie, les activités financières et l'hébergement restauration ont affiché un meilleur résultat que l'année précédente pour les créations classiques. De leur côté, les auto entrepreneur ont investi les domaines de service, commerce-réparation,  information-communication, enseignement, santé, action sociale. Ils se sont plus implantés dans la capitale et les Yvelines.

Autre point positif, les défaillances ont baissé en 2009, dans notre région (10 326 contre 11 561 en 2008 soit une diminution de 10,7 %), à l'inverse de la tendance nationale. Ces défaillances sont en baisse dans tous les secteurs d'activité mis à part les transports (+11,9 %), l'immobilier (+7,5 %) et la finance (+ 78 %), particulièrement touchés par la crise. Les défaillances ont surtout baissé à Paris (-35,9 %) et en Seine-Saint-Denis (-11,3 %), elles ont augmenté dans le Val-De-Marne (+13 %) et les Yvelines (23,9 %)

Dans le Val-d'Oise, le taux de création d'entreprise de 11, 5 créations pour 1000 actifs, est inférieur à celui de la moyenne nationale ( 13,9 pour 1000) et à celui de la moyenne régionale ( 16,1 pour 1000). Cet indicateur prend lui aussi en compte le nombre global de créations, auto entrepreneurs inclus.  Néanmoins, notre indice de dynamisme économique (1,9 %) en 2009 est légèrement inférieur à la moyenne régionale (1,98 %) et légèrement supérieur à celui de la moyenne nationale (1,76 %) avec une forte augmentation du nombre de défaillances (1 018, soit + 24 %).
Les secteurs ayant connu des accroissements importants sont ceux des NTIC (+ 84 %), de la distribution générale (+ 61 %), des services aux entreprises (+ 42 %) et de services aux particuliers (+ 32 %). Les secteurs qui ont le plus subit de recul sont ceux des transports et de la logistique (- 12 %) et du bâtiment et des travaux publics (- 8 %).
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19 août 2010


Les mauvaises statistiques économiques américaines ont jeté un coup de froid sur les marchés financiers. La Bourse de Paris n’y échappe pas et perd à la clôture plus de 2 %. Le CAC 40 a chuté de 2,07 % à 3 572,40 points. La barre des 3 600 points n’avait pas été franchie depuis le 22 juillet. A New York, Le Dow Jones et le Nasdaq perdent respectinement 1,39%et 1,66%.

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18 août 2010

Des études terminées ou abandonnées, un marché du travail bouché : 640 000 Français de moins de 25 ans sont au
chômage. Plus durement frappés par la crise que leurs aînés, ces jeunes sont le plus souvent condamnés à la précarité.
Au niveau mondial, le taux de chômage des jeunes est passé en deux ans de 11,9% à 13%. En France, il atteint même désormais 23%. Un chiffre à manier avec prudence, mais qui traduit une réalité inquiétante.

Deux jeunes actifs sur dix au chômage ! Le taux de chômage des jeunes doit être interprété avec précaution. Il correspond en effet à la proportion de chômeurs parmi les jeunes actifs, c'est-à-dire disposant d'un emploi ou en recherchant un. La jeunesse étant, elle, définie par les statisticiens comme la classe d'âge allant de 15 à 24 ans.Selon l'Insee, le taux de chômage des jeunes en France métropolitaine s'élevait à 23% au premier trimestre 2010. Bien
plus que la moyenne que les autres classes d'âge (8,6% pour les 25-49 ans et 6,6% pour les plus de 50 ans), la moyenne tous âges confondus s'établissant à 9,5%.Ce taux ne prenant en compte que les actifs, il ne signifie pas que 23 jeunes sur cent sont au chômage. L'écrasante majorité des moins de 25 ans poursuivent encore leurs études. L'Insee
fournit donc d'autres chiffres permettant d'affiner l'analyse, en prenant en compte toute la classe d'âge, étudiants compris

Le taux d'emploi est de 28,1% au premier trimestre, contre 51,2% pour l'ensemble de la population française tandis que la proportion de chômeurs est de 8,4%, contre 5,4% pour toute la population. Des chiffres moins spectaculaires, mais qui confirment la difficulté des jeunes à accéder à un emploi. Quatre mois à Pôle emploi, puis la précarité Les chiffres de Pôle Emploi témoignent de la précarisation des jeunes actifs. Fin juin, l'agence comptait 641 800 inscrits de moins de 25 ans, soit 2,6% de plus qu'un an auparavant.Ces jeunes resteront inscrits en moyenne 126 jours. C'est moins que les
inscrits plus âgés, la moyenne générale étant de 220 jours. Mais une fois sortis de Pôle Emploi, leur situation sera nettement plus précaire. Voici les chiffres de l'Insee sur la répartition de l'emploi des jeunes fin 2008 : Intérim : 6,6%, contre une moyenne de 2,1% tous âges ...
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17 août 2010

Après deux années successives de baisse, le coût des fournitures scolaires se stabilise. La hausse du prix des vêtements de sport et le manque d'efforts des distributeurs sur la qualité des produits essentiels restent les éléments à retenir de cette rentrée.

Le prix d'un pain au chocolat. C'est la différence sur un an du coût des fournitures scolaires relevée par l'enquête annuelle de Familles de France rendue publique ce mardi. L'association déplore une augmentation du coût de la rentrée pour un élève de sixième de 0,63% à 175,33 euros. Le coût de la rentrée scolaire se stabilise donc après deux fortes baisses : l'année 2007, qui représente un pic parmi les six années avait été suivie par un repli de 7,67% à la rentrée 2008 et de 8,7% en 2009.
Pour cette rentrée de l'année scolaire 2010-2011, les hypermarchés restent les moins coûteux bien qu'ils affichent une hausse de 2,40% du coût des fournitures. Avec une baisse de 3,03%, l'achat dans les supermarchés redevient financièrement plus intéressant que dans les magasins spécialisés.

Cette augmentation du coût de la rentrée est principalement liée à la hausse des prix des vêtements de sport (+3,89%). Les fournitures non papetières affichent également une hausse de 1,42% alors qu'au contraire, le coût de la papeterie diminue de 6,13%. Les frais annexes à la rentrée comme les inscriptions à des activités culturelles et sportives, l'achat de livres scolaires, la souscription d'une assurance scolaire, le transport ou encore la cantine ressortent globalement en
baisse de 1,24%, à 637 euros.

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13 août 2010 :

La perception de la marque France est caricaturale auprès des investisseurs. C'est bien là le trait essentiel qui ressort du rapport sur l'attractivité de la France du député Paul Giacobbi (PRG) Malheureusement j’aurais souhaité que le curseur des médias se positionne plus sérieusement sur le contexte juridique et fiscal français ne favorisent pas l'implantation des investisseurs sur le territoire. Notre code général se transforme pour 20% du volume de ses articles tous les ans, il est vrai que les entrepreneurs ne peuvent s’offrir les services de bons fiscalistes totalement hors de portée sur le plan tarifaire pour les créateurs de valeur qui perçoivent souvent la fiscalité française comme trop complexe

Paul Giaccobi la qualifie même d' "exotique". Ces impôts ou taxes n'existent nulle part ailleurs, ce qui crée des
surcoûts sur la maintenance évolutive du parc applicatif informatique des entreprises. Paul Giacobbi évoque le pacte de confiance qui stabiliserait sur 5ans les avantages fiscaux, mais une fois de plus on s’oriente vers les mauvais remèdes malgré un bon diagnostic des causes. Libérer les énergies créatives de valeur et plutôt surtaxer les économies de rentes (qui le plus souvent échappe en partie à la fiscalité et sont souvent détenues par des délinquants locaux.)


Rapport Giacobbi, sommaire

Rapport en pdf, Tome 1 (1,5 MO)


Rapport en pdf, Tome2.pdf (2,83 MO)
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23 juillet 2010 :


Le verdict sur les tests de résistance est attendu ce vendredi...Passera ou passera pas? Depuis plusieurs
semaines, les spéculations vont bon train autour de la solidité des banques européennes. Les résultats des tests de résistance sont rendus ce vendredi.
Mené sur 91 établissements en Europe, les conclusions de ce «stress test» sont très attendues par les marchés
financiers. Elles doivent déterminer la capacité des banques à résister à une nouvelle crise économique et financière.
Le comité des régulateurs bancaires européens (CEBS) rendra son verdict vendredi en fin d’après-midi.
Mais le scepticisme domine et l’opération risque de ne pas atteindre son objectif : rassurer les investisseurs et restaurer la confiance dans le système bancaire en Europe. ...Car les marchés redoutent des critères trop laxistes ou une communication insuffisamment détaillée qui les laisseraient sur leur faim. Les régulateurs, gouvernements et
banquiers ont multiplié les déclarations optimistes ces derniers jours et laissé entendre que la quasi totalité des banques, y compris les Greques, avait passé le test avec succès.
Les marchés s’inquiètent aussi du manque de précision des informations concernant les fameuses hypothèses utilisées lors des tests. Le CEBS a soumis les banques à des scénarios de crise plus ou moins extrêmes, comme une chute brutale de la croissance ou des marchés boursiers.
Mais «il est difficile de se faire une religion définitive quand on n'a pas les règles du jeu», résume ainsi Pascal Decque. Le Fonds monétaire international (FMI) a lui-même pointé du doigt «l'incertitude concernant la rigueur de ces tests», dans un rapport publié mercredi.
Les analystes comparent volontiers ce «stress test» européen à celui réalisé début 2009 aux Etats-Unis sur 19 établissements bancaires.
Deux semaines avant la publication des résultats, la Réserve fédérale avait publié une note de méthodologie précise de plus de vingt pages, alors que le CEBS s'est contenté d'un communiqué d'une page et demi début juillet. Beaucoup rappellent également que 10 de ces 19 banques américaines avaient dû lever des fonds pour renforcer leur situation
financière. En Europe, une poignée seulement d'établissements devrait être retoquée.

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22 juillet 2010 :


La croissance s'est renforcée en juillet dans le secteur des services en France, elle ralentie, cependant, pour le troisième mois d'affilée dans l'industrie, sous performant à son plus faible niveau depuis 10 mois. Bien sûr, il faut relativiser cette hausse dans les services tempérée par la décélération des new biz et ...une chute brutale des anticipations quirisquent de dégrader les portefeuilles commerciaux.

L'indice d'activité dans les services s'est relevé à 61,3 contre 60,8 en juin, retrouvant pratiquement son niveau de mai et bien au-dessus de la barre de 50 qui marque la frontière entre expansion et contraction.
Dans l'industrie, l'indice flash s'est replié à 53,7, au plus bas depuis septembre 2009, contre 54,8 en juin et 55,8 en mai. Des tendances qui présagent d'une rentrée très difficile sur le plan commercial et économique....

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21 juillet 2010 :

 
Cacao Coup de Jarnac sur les cours. Le fonds Armajaro vient de réaliser la deuxième plus importante plus value de toute l'histoire du marché du cacao sur une livraison de 240 000 tonnes de fèves . La cargaison représente 7 % du montant total de la récolte 2009-2010. Malgré les graves difficultés qui frappent producteurs de cacao en Afrique. Les montants sont conséquents pour de tels marchés avec une valeur marchande d' un milliard d'euros, un prix de la tonne qui a dépassé les 2730 livres. Conséquence, les entrepôts de Londres et Rotterdam restent désespérement vide. Cette spéculation va dégrader les conditions de vente et modifier, certainement, les stratégies de certains industriels et les producteurs Africains risquent de payer au centuple les positions cavalières de certains apprenti-sorcier des matières premières
Un exemple cinglant une fois de plus de la finance contre le marché....

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20 juillet 2010 :


Les résultats des stress tests seront dévoilés vendredi
Le protocole du stress test intègre une baisse du taux de croissance de la zone euro de trois points inférieurs aux prévisions de Bruxelles et le test se fera dans des conditions de marché comparable à mai dernier: difficile donc. Malgré cet effet de bord, les banques devront maintenir un ratio core tier one d'au moins... 6 % au risque de devoir mettre en oeuvre des stratégies de renforcement des fonds propres. Pour la plupart, les grandes banques européennes devraient réussir l'épreuve haut la main. L'inquiétude se porte plus particulièrement sur la fragilité des établissements allemands, espagnol et portugais pour ces cas spécifiques on risque de sombrer à nouver dans l'injection de fonds publics qui viendraient certes consolider les fonds propores mais aggraver sérieusement les déficit publics. L'exercice est fondamental pour garantir la confiance en nos institutions financière... wait for

La crise renforce la position de notre pays mais elle reste néanmoins relativement vulnérable.
Cet effet s'explique par le reflexe des investisseurs qui, au regard du contexte de crise, modifient leurs schèmes. Ils misent, ainsi, davantage sur la sécurité et moins sur l'optimisation de la plus value.
La France reste le second pays le plus attractif d'Europe, derrière le Royaume-Uni et devant l'Allemagne, selon le baromètre Ernst & Young dévoilé jeudi au Forum économique de La Baule.
La crise renforce la position de notre pays mais elle reste néanmoins relativement vulnérable.
Cet effet s'explique par le reflexe des investisseurs qui, au regard du contexte de crise, modifient leurs schèmes. Ils misent, ainsi, davantage sur la sécurité et moins sur l'optimisation de la plus value.
La France, valeur refuge, en raison de ses atouts historiques : ses infrastructures, sa situation géographique ou encore son indépendance énergétique mais fragilisée par ses excès législatifs et ses moeurs.
La France partenaire des stratégies de repli et de la sécurisation d'actifs mais pas de l'innovation !
Malgré la crise financière, il faut noter une bonne résistance de l'attractivité française depuis le début de la crise. Selon l'Agence française pour les investissements internationaux en 2007, 2008 et 2009, chaque année, la France a accueilli plus de 620 nouvelles décisions d'investissements étrangers, ce qui nous met à un rythme hebdomadaire moyen de 12 décisions d'investissements.

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16 juillet 2010 :


Surprise ! c'est le CAC qui sauve la valeur du patrimoine des Français. Le CAC 40 a grimpé en effet de 22% en 2009 et par des arbitrages judicieux, on note des mouvements de l’épargne des ménages qui migrent de support: clôture du livret A au profit de l'assurance-vie. Ces mouvements de supports permettent de compenser... la chute de la valeur des prix l’immobilier qui accuse un baisse de 3%. Les ménages français demeurent moins riches qu'avant la crise. En 2007, les français bénéficiaient d’une valeur patrimoniale équivalente à 8 ans de revenus, aujourd'hui la valeur est équivalente à 7 ans de revenus.
Si la France et l’Europe plus généralement, trainent les pieds, la réforme financière aux Etats-Unis, est sans précédent depuis les années 30.Le texte adopté par le Congrès ne modifie pas l’organigramme des instances de vigilance financière sauf l’ Office of Thrift Supervision (OTS), dont la gestion de la crise avait .........été très critiquée.Les commentateurs jugent la multitude d'organismes restants comme un point faible que les établissements financiers pourront contourner pour prendre des positions risquées susceptibles d'engendrer un nouveau cycle de crise.
Personnellement, ma déception réside dans l’absence d’une optimisation des règles de consolidation des organismes de régulation bancaire et qu'il laisse la voie ouverte aux arbitrages qui le sait foule souvent du pied l’intérêt général pour privilégier les corporatismes.
Je regrette l’absence d’un régulateur unique pour les banques et la fusion de la Securities and Exchange Commission (SEC), l'autorité de tutelle des marchés boursiers, avec la Commodity Futures Trading Commission, le régulateur des marchés de dérivés.Cependant, je suis agréablement surprise par la vitesse avec laquelle... le législateur américain a réagi dans un système pourtant plus normalisé que la France. La France où les méthodes de consolidation demeurent toujours très opaques et peu réglementées dans une quasi-impunité qui surprend voire trouble parfois l'éthique anglo-saxonne.

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15 juillet 2010 :

Le taux du Livret A repart à la hausse pour dépasser, enfin le plancher des 1.25 % pour 1.75% dès lepremier août. Ce taux était le plus bas depuis sa création en 1818. Nous ne pouvons que nous féliciter d’une telle mesure parce que le livret A permet le financement certes du logement social mais c’est aussi le premier ...placement des français, il con...stitue le premier reflexe épargnant, de celui-ci découle la confiance dans les futurs placements plus risqués dont dépendent implicitement notre compétitivité et notre croissance. 50 millions de français possèdent un livret pour un montant total d'un peu plus de 187 milliards d'euros, d'où la formule de calcul instaurée par Bercy en 2004.
Elle permet de fixer le taux en fonction des taux interbancaires et de l'inflation. Elle était censée dépolitiser la question et éviter au gouvernement de trancher, ce qui n'a pas vraiment été le cas. Le Ministère des Finances a dérogé cinq fois sur les derniers mois pour maintenir un taux raisonnable et ne pas trop m...écontenter les épargnants mais cette fois, il ne s'agit pas d'un coup de pouce. La hausse est bel et bien basée sur le taux de l'inflation, qui vient d'être publié par l'INSEE.Elle permet de fixer le taux en fonction des taux interbancaires et de l'inflation. Elle était censée dépolitiser la question et éviter au gouvernement de trancher, ce qui n'a pas vraiment été le cas. Le Ministère des Finances a dérogé cinq fois sur les derniers mois pour maintenir un taux raisonnable et ne pas trop m...écontenter les épargnants mais cette fois, il ne s'agit pas d'un coup de pouce. La hausse est bel et bien basée sur le taux de l'inflation, qui vient d'être publié par l'INSEE.

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14 juillet 2010

C’est parti pour le fonds de stabilité financière de la zone euro son Directeur Général Klaus Regling l’a annoncé hier. Le fond sera doté d'une réserve et les pays membres souscrivent une participation en hausse de plus de 20 % que la participation initiale pour laquelle ils s'étaient engagés. Prévu pour une durée de ...... trois ans, ce fonds est destiné aux États qui seraient dans l'incapacité de lever des fonds sur les marchés financiers. Les seize Etats membres de la zone euro garantiront 440 milliards de prêts.

Ces prêts ne seront pas décaissés mais levés sur les marchés. Une sorte de joint venture sera constituée afin de procéder aux opérations de marché. Cette sorte de J.V. dédiée serait garantie par les États membres, proportionnellement à leur participation dans le capital de la BCE. Ironie du sort, le patron du fonds d'u...rgence européen a bon espoir que celui-ci se voit attribuer une note triple A, c'est-à-dire la meilleure possible… à méditer ….Ces prêts ne seront pas décaissés mais levés sur les marchés. Une sorte de joint venture sera constituée afin de procéder aux opérations de marché. Cette sorte de J.V. dédiée serait garantie par les États membres, proportionnellement à leur participation dans le capital de la BCE. Ironie du sort, le patron du fonds d'u...rgence européen a bon espoir que celui-ci se voit attribuer une note triple A, c'est-à-dire la meilleure possible… à méditer ….

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13 juillet 2010 :

Les gouvernements européens s’accordent, unanimement, à soutenir les institutions bancaires. Différents scenariis sont à l’étude pour renforcer leur capital, y compris l'investissement de fonds publics malgré les discours optimistes concernant les fameux stress tests. Les études se révèlent moins optimistes que les discours des différents Ministres des Finances. Les analystes de la Royal Bank of Scotland affirment que les banques espagnoles vont avoir besoin de 50 milliards d'euros pour recapitaliser leurs fonds propres. UBS souligne aussi la fragilité du secteur français en dépit du déni de C. Lagarde

On constate que certains patrons de banques s'organisent afin de rassurer et trouver de futures sources de  refinancement. Le directeur général de l'italienne Unicrédit précise que plusieurs grandes banques européennes envisagent de créer leur fond d’investissement afin d'échapper à la taxe réclamée par certains gouvernements
dans le cadre des politiques publiques de soutien. Etrange cacophonie où la dénonciation et la rumeur ont résolument pris le dessus, le stress et le spread deux méthodes à laquelle nos économies et nos démocraties seront cruellement exposées…. Mais où seront les vrais gagnants, quel est l'interêt de ce type d’investissements, quel est le taux de
rendement interne de ce genre d’opération ???? Bref…Quel modèle et quel indice de performance attendre de ces méthodes spéculatives et hasardeuses ? On est loin de la figure de l’idéal-type de l’entrepreneur audacieux et innovant

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9 juillet 2010 :


Seuls 17 % des Français se sentent confiants dans l'avenir économique de leur pays, alors que 76% se disent inquiets.
Jamais le niveau de ce baromètre n'a été aussi bas si ce n'est en octobre 2008 après la faillite de Lehman Bros. L'indice de confiance des ménages français accuse ainsi un recul de 4 points par rapport au baromètre BVA de juin dernier. Dans ce contexte, les Français n'ont pas la tête à consommer et se préparent à se serrer la ceinture. Durant les congés, 45% des français envisageraient une réduction de leurs dépenses, le phénomène est maximisé parmi les jeunes actifs âgés de 25 à 34 ans et les catégories populaires (52% ) Encore un épreuve pour nos faibles agrégats.

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8 juillet 2010 :

La Chine devient la tête de proue des introductions en bourse tant en niveau (total 300 introductions en bourse cette année) qu'en volume puisque la prochaine introduction, Agricultural Bank of China, devrait comptabiliser près de 16 milliards.  C'est trois fois plus que l'exercice précédent . Les volumes et les  valorisations atteignent des niveaux records:
les entreprises chinoises et principalement les grandes banques du pays pourraient avoir lever au total 60 milliards d'euros d'ici à la fin de l'année.
Avec un PIB à 11.9 %, il ne faut pas en effet oublier que la Chine est elle aussi engagé dans un certain nombre
d’ajustements structurels de crise, avec d'énormes plans d'aide pour perfuser les secteurs stratégiques de son économie. Le pays conserve un taux de croissance à deux chiffres avec une inflation minime (+2,4% sur les prix de détail) et deux indicateurs : la production industrielle et la consommation qui progressent chacun de 18 %.

Face a ces données, la Banque centrale de Chine doit donc orienter sa politique monétaire afin d’optimiser les taux
d'intérêt. A fortiori, nous n’échapperons pas la question stratégique de la réévaluation du yuan. Les indicateurs positifs qui nous proviennent de la Chine constituent un argument supplémentaire pour influer sur la fourchette d'évolution de la monnaie chinoise. Il faut, également, rappeler que le pays est au cœur d'un processus de rationalisation du secteur bancaire. La Chine est donc toujours en pleine expansion ... mais l’atelier est devenu un laboratoire aux expérimentations complexes et hasardeuses

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7 juillet 2010 :

Financer les opérations de haut de bilan afin d'augmenter la performance des entreprises Val d'Oisienne constitue
outre un dispositif compétitif un vrai levier pour l'emploi. C'est bien sur ces opérations que doivent se focaliser les aides publiques et les prises de participation guidées par le triptyque: innovation, investissement et internationalisation. Cela ne peut s'envisager sans une redéfinition des missions du CEEVO et un renforcement des compétences de ses cadres.

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6 juillet 2010 :

Des mesures appropriées ont permis à la France de sortir rapidement de la récession, mais la reprise est fragile et se
trouve à présent confrontée à l'affaiblissement de la demande domestique et européenne. La croissance devrait être atone en 2010 et n'enregistrer qu'une légère reprise au cours de l'année 2011.
Le taux de chômage élevé, le retrait progressif des mesures de relance et l'effort de consolidation des finances publiques vont peser sur la demande, la dépréciation de l'euro aura, quant à elle, sans doute, des retombées positives. On ne peut que souhaiter une stratégie de consolidation budgétaire crédible qui viserait la soutenabilité à moyen terme des finances publiques tout en limitant les risques pour la reprise.

S'agissant de l'objectif affiché par Paris de ramener le déficit public à 3% du PIB d'ici 2013, contre 8% attendu cette année, il semble que compte tenu des évolutions actuelles des marchés, cette trajectoire devrait être respectée de façon à ancrer les anticipations. Mais la stratégie budgétaire s'appuie sur des hypothèses macroéconomiques irréalistes qui malheureusement sous-estiment l'ampleur des efforts requis.
Enfin, Les banques françaises ont comparativement bien résisté à la crise financière mais la faiblesse de la croissance et les inquiétudes sur la dette publique européenne sont porteuses de nouveaux risques.

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5 juillet 2010 :

Voici l'intégralité de la déclaration des Rencontres d'Aix du Cercle des économistes.


L’objet de cette Déclaration est de décrire et proposer les conditions dans lesquelles les pays de l’OCDE, et d’abord le continent européen, peuvent retrouver une place majeure dans l’économie mondiale dans les cinq prochaines années. Notre perspective résolument optimiste sur l’avenir de l’Europe ne va pas de soi. Pour atteindre cet objectif, il faudra bien plus que des déclarations, il faudra un investissement humain et capitalistique sans précédent. Et puis, sans tomber dans une vision simpliste du développement durable, il est évident que l’Europe doit concentrer une partie de ses efforts sur des domaines qui, minoritaires aujourd’hui, ne le resteront pas et dans lesquels ses atouts de compétitivité de départ sont forts, les technologies et marchés du "green business".

Ne perdons pas cet avantage d’avoir perçu les premiers le poids de ces nouvelles contraintes environnementales et d’en avoir tiré un véritable leadership. En tout état de cause, le monde ne pourrait pas connaître de véritable développement si l’Europe, et a fortiori les Etats‐Unis, étaient en panne de croissance.

Ne nous leurrons pas, la crise est loin d’être surmontée, et le débat économique se focalise à juste titre sur les différentes voies possibles de sortie. Néanmoins, les trois prochaines années sont, d’abord et avant tout, les premiers maillons d’une nouvelle forme de croissance. Nous sommes confrontés à la plus forte rupture historique depuis un siècle, et les choix de politique économique définiront radicalement et durablement le chemin de la croissance. Au devant d’un tel enjeu, il est de la responsabilité des économistes de faire preuve d’audace intellectuelle, d’aider à concevoir un nouveau paradigme économique ayant pour composante importante le développement des technologies vertes, de dépasser les contradictions en conciliant croissance de qualité et croissance durable. Mais surtout, le rôle des économistes est de focaliser les énergies en montrant que la croissance est possible.

Le monde vit aujourd’hui d’illusions et d’idées reçues qui, prises au pied de la lettre, laissent entrevoir un avenir sombre :
‐ l’Europe se serait engagée sur la voie d’une marginalisation, nettement plus marquée au Sud qu’au Nord, liée à son vieillissement et à son impossibilité de trouver sa place dans la nouvelle division internationale du travail, et au fait que les niveaux d’immigration auraient atteint le seuil de tolérance ;
‐ l’orientation vers le court terme d’une part croissante de la finance serait inéluctable ;
‐ le monde se dirigerait vers une société où les innovations de biens et services ne joueraient plus le même rôle qu’au cours de deux derniers siècles ;
‐ les inégalités demeureraient à un niveau insupportable, conduisant à des difficultés sociales majeures dans les pays développés, aggravées par l’angoisse de la rigueur ;
‐ le continent africain, laissé pour compte de la croissance mondiale, n’aurait que peu d’avenir ;
‐ les grandes zones monétaires seraient condamnées à vivre avec la persistance des déséquilibres globaux sur le long terme, notamment commerciaux, synonyme d’une difficulté à gérer l’explosion des liquidités monétaires à l’échelle mondiale, dont on sait qu’elle est à l’origine de la crise ; les taux de change ne seraient que des variables de second ordre, idée renforcée par le silence jusqu’à présent du G20 sur ce sujet ;
‐ on ne peut rien faire contre la volatilité des flux de capitaux et contre la succession de bulles financières ;
‐ le progrès technique et la prise en compte de l’environnement sont contradictoires et la solution choisie ne peut finalement qu’être un compromis médiocre.
‐ la zone euro ne fonctionnerait que dans une vision uniforme des modèles socio‐économiques tant sur les plans des secteurs d’activité que sur les plans des institutions.

Si elles se confirmaient, ces évolutions convergeraient vers un tarissement, à horizon cinq ans, de la croissance mondiale. Cette dernière ne peut s’appuyer, sans tensions graves, sur une moitié du monde en rattrapage rapide et une autre en quasi‐stagnation. Si l’on ne s’attelle pas dès aujourd’hui à penser la croissance de demain, les prédictions des Cassandre ont les plus grandes chances de se réaliser.

C’est pour cette raison que le Cercle des Economistes s’est emparé cette année, dans la poursuite de ce qu’il a développé dans les quatre dernières Rencontres, de ce sujet très prospectif mais pour autant très réaliste. Réalisme c’est revenir à l’essentiel, c’est à dire au grand marché européen, mais
qui suppose de la diversité et de la solidarité car les différentes parties de la zone sont confortées dans l’utilisation de leurs avantages comparatifs par la stabilité du change. Ceci inclut obligatoirement des équilibres intra‐union de flux commerciaux et des transferts de financement.

I. Les risques pour l’Europe du nouvel ordre mondial

Le modèle du capitalisme mondialisé et financiarisé qui a triomphé au tournant du millénaire arrive à bout de souffle. Des forces tectoniques telles que :
‐ la démographie, avec le vieillissement des populations selon une chronologie à peu près définie (d’abord les pays avancés puis les pays émergents)
‐ l’épuisement des matières premières qui sont au fondement de la société de consommation actuelle modifient inéluctablement la donne. Le monde change radicalement, des centaines de millions de nouveaux individus vont rattraper le rythme et le mode de consommation des pays développés, rendant la trajectoire actuelle de croissance non soutenable.

Compte tenu de ces forces tectoniques, six menaces majeures planent sur le modèle de croissance européen de demain. En réalité, les changements ont lieu simultanément à l’échelle du monde et au coeur de l’organisation sociale de chaque zone et de chaque pays.

1) Les risques de non croissance
Un monde qui n’innove plus et qui converge vers la non croissance est un monde qui se meurt. Même si les constats de Malthus sont plus que jamais d’actualité, nous rejetons vigoureusement ses préconisations. La vieille antienne malthusienne, la décroissance, ne prend pas en compte les
centaines de millions d’individus sortis de la pauvreté par le progrès technique.

Il est indispensable de sortir d’une vision simpliste: la croissance n’est pas ennemie de l’environnement ou de l’écologie. Il faut croire au progrès technique, seule réponse au défi de comment concilier une croissance durable et de qualité, et ne pas voir l’industrie seulement par le prisme de la pollution et des délocalisations. Sortir de la logique malthusienne est une condition sine qua non pour augmenter la croissance potentielle malgré la dynamique démographique défavorable.


Mais il y également les risques liés aux déséquilibres environnementaux et aux tensions sur les ressources rares. Le sommet de Copenhague a été le théâtre des égoïsmes. Le Sud veut de l’argent, le Nord ne veut pas sacrifier son confort, et l’Union européenne malgré sa bonne volonté n’a pas été capable de faire avancer.

2) Les risques d’un monde financiarisé, favorisant les investissements à court terme et donc soumis au risque de ralentissement du progrès technique

La réforme de la régulation financière n’y changera rien : le monde reste régi par les comportements court‐termistes de la sphère financière, et le risque systémique n’est pas correctement internalisé. Le capital humain reste attiré par ces métiers, et l’objectif de remettre la finance au service de l’économie réelle n’a jamais aussi été éloigné.

Au‐delà des inégalités qui résultent de l’hypertrophie financière, un danger autrement plus préoccupant apparaît sur le long terme avec un tel modèle économique : le fait d’attirer un nombre excessif de talents dans ce secteur est porteur d’une mauvaise allocation des ressources et d’un ralentissement net du progrès technique.

3) Les risques d’une rigueur mal pensée
Une rigueur mal conçue et mal coordonnée pourrait abaisser une croissance potentielle déjà faible dans les scénarios au fil de l’eau. Il serait notamment dangereux de diminuer les dépenses d’éducation, d’infrastructure numérique et/ou d’augmenter significativement la taxation du travail.

4) Les risques liés à la dislocation des modèles sociaux existants
C’est le risque clef pour l’Europe. Seules les puissances publiques nationales ont la capacité d’accompagner la transition sur le plan social. La crise révèle aussi les pathologies sociales du monde actuel : le surendettement des ménages camoufle la fulgurante montée des inégalités, le monde du travail s’est dangereusement bipolarisé entre emplois stables qualifiés et emplois précaires de service. Plus fondamentalement, il s’agit de redonner aux classes moyennes le sentiment d’un niveau de vie satisfaisant avec de vraies perspectives. Cela passera obligatoirement par une réorganisation de l’Etat, par une hausse des prélèvements qui ne pénalise pas le travail et par une traque aux rentes de situation, dans des industries comme la finance ou l’extraction des matières premières.

5) Les risques d’une externalisation excessive des moteurs de la croissance
On ne peut pas se fier à la croissance débridée des pays émergents, "Bric" en tête, et croire que l’économie mondiale a trouvé en eux le nouveau relais de croissance et de progrès technique tant attendu. Ces économies sont encore largement des économies d’imitation, en phase de rattrapage accéléré des niveaux de richesse occidentaux, et ce modèle économique ne peut porter seul en germe les ressorts de la croissance de long terme.

6) Les risques d’un tête à tête Etats‐Unis / grands pays émergents
La bataille économique a déjà commencé sur le terrain des taux de change, en attendant la course aux ressources minières et le protectionnisme commercial. A coup sur elle se poursuivra pour la captation de l’épargne de long terme.

A Copenhague le G2 a triomphé de l’Europe. Mais l’équilibre à deux est toujours instable et conduirait à une croissance insoutenable, d’autant que l’Europe rapidement comme le responsable d’une croissance mondiale déséquilibrée. A la question de savoir s’il est plus probable d’assister à une coopération qu’à la guerre, on ne peut faire preuve d’excès de prudence. L’avenir sera certainement non coopératif. Il faut s’attendre à une cohabitation chaotique entre une croissance douce, équilibrée, égalitaire et décentralisée dans les pays avancés et une croissance de rattrapage forte, déséquilibrée, centralisée et inégalitaire dans les pays émergents suscitant la volatilité des flux de migrants et de capitaux. La bataille économique a déjà commencé sur le terrain de la monnaie et on peut prédire qu’elle va se poursuivre pour la captation de l’épargne de long terme.

Quelle utilité dans ce cadre pour le G20 ? Une gouvernance mondiale et une gestion collective des problèmes mondiaux paraissent quelque peu utopiques au vu des derniers G20. Cela dit, le G20 est un apport majeur de ces deux dernières années car il situe les décisions dans le cadre d’une vision globalisée de l’économie. Il revêt en outre un rôle crucial dans cette période de transition.

II. Inventer la croissance de demain

Une fois affirmé notre espoir dans une croissance forte en Europe, tout reste à faire. Il y a en premier lieu un enjeu méthodologique. Les vocables croissance durable, croissance équitable sont si usités qu’ils ont perdu leur sens et sont devenus des concepts vides. Et puis, malgré les enjeux environnementaux et du réchauffement climatique, nous ne pouvons nous satisfaire d’une croissance "low cost". Une économie trop tertiarisée se développe principalement
sur des emplois peu qualifiés aux salaires moyens faibles.

En fait, il nous faut déterminer les secteurs et les acteurs porteurs de cette nouvelle croissance.

1) Des nouveaux secteurs
En termes sectoriels, nous pouvons énumérer certains moteurs de cette croissance, étant bien
entendu que le contenu s’entend en termes industriels qu’en termes de services :
a. "Green business" : énergie dé‐carbonée, transports et bâtiments verts.
b. Economie des seniors : la bio‐ingénierie au service de la santé, sciences du vivant.
c. Société numérique, les nanotechnologies, la robotique.
d. Repenser aussi les processus de production pour les rendre plus économes en
matières premières.
e. Agronomie et hydraulique pour répondre à la limitation des terres arables.
Mais les premières estimations quantitatives du potentiel en croissance et en emploi de ces
nouveaux secteurs indiquent qu’ils sont trop limités et pauvres en emploi pour suffire à tirer la
croissance mondiale de demain. Des ruptures technologiques sont donc indispensables dans tous ces
domaines pour concilier croissance durable et de qualité.

2) Des ruptures dans les "business models"
Ces ruptures technologiques viendront probablement de l’hybridation des domaines scientifiques. Plus que les TIC qui sont désormais matures, des domaines comme les biotechnologies sont riches de promesse. Le développement scientifique rentre dans une phase de synthèse créative. Dans le même temps, nous voyons éclore des nouveaux modes de production et de consommation. La valeur client et l’interactivité (Web 2.0, société du quaternaire) sont les maîtres mots du marketing de demain. Cela s’accompagne logiquement de "business models" émergents, en particulier à l’interface industrie‐services. Ces nouveaux business modèles posent aussi de nouveaux défis, comme les questions de la propriété intellectuelle, de la gratuité, de la protection de la vie
privée, de la sécurité et de l’accès des populations défavorisées ou périphériques dans un monde tout numérique.

3) Des contraintes à gérer
On a souvent été tenté d’opposer de manière un peu artificielle croissance de qualité à la Stiglitz et croissance durable à la Stern. Le seul sujet demeure de surmonter les trois contraintes que nous impose un monde à démographie galopante, en fait les trois raretés fondamentales : matières premières, épargne et qualification. Cela suppose d’inventer des technologies économes, d’orienter l’épargne vers les investissements de long terme socialement et économiquement rentables et de créer les formations adaptées aux métiers de demain.

4) Mettre en oeuvre une nouvelle politique industrielle
Les puissances publiques doivent activer des leviers précis pour stimuler les facteurs structurels de croissance : l’investissement productif et la productivité globale des facteurs (la R&D, l’innovation, la qualification). Il ne s’agit pas de promouvoir une politique industrielle tout azimut mais une politique sélective faisant le pari d’un petit nombre de secteurs d’avenir sur lesquels se concentrent les efforts de la puissance publique, éventuellement dans le cadre de partenariats public privé. Pour cela il est clair qu’il faut mettre en oeuvre une politique de la concurrence, fondamentale à l’époque de la création du grand marché commun, plus pragmatique, comme la doctrine américaine a su nous le montrer. Plus précisément il s’agit de s’adapter à la compétition mondiale, sans pour autant abandonner l’idée que certains secteurs génèrent des rentes difficilement justifiables. L’économie verte ne verra le jour que si les puissances publiques soutiennent les technologies propres dès aujourd’hui sans attendre une rupture technologique exogène qui diminuerait du jour au lendemain les coûts de l’énergie propre. La machine à innovation doit être amorcée par l’Etat, au moyen de subventions ou d’une fiscalité avantageuse au secteur vert, soigneusement calibrée pour vérifier les effets induits. Ce n’est qu’une fois que ce secteur aura rattrapé son retard technologique sur les industries polluantes que l’on pourra laisser les forces du marché décider de l’allocation des ressources.

Mais fixer des objectifs ne suffit pas. C’est ce qu’illustre l’échec de l’agenda de Lisbonne. Il faut catalyser l’effort de recherche par le lancement de grands projets. Diriger la recherche vers les secteurs moteurs de l’économie de demain, par des partenariats public privé et des plateformes technologiques pour définir l’agenda de recherche à long terme. Mais pour développer un système productif équilibré et solide, il faut évidemment solliciter deux politiques majeures : la politique de l’emploi et la politique fiscale. Pour la première, la contrainte majeure consistera à intégrer de manière massive les jeunes, les seniors et les populations immigrées. Quant à une politique fiscale de la production, elle suppose un choix : une subvention (au travers des baisses de charge) sur le travail qualifié ou le travail non qualifié ?

5) L’innovation au coeur de la croissance
Les ruptures technologiques entrainent des transformations très profonde de la société. C’est la raison pour laquelle la puissance publique en est évidemment partie prenante. On sait bien que les trajectoires technologiques peuvent être porteuses de croissance ou non. Le rôle des puissances publiques est non pas de fixer autoritairement les grands choix mais d’éclairer les multiples interactions que les technologies ont à terme les unes sur les autres. Orienter, diriger, le changement technique, par une fiscalité (taxe carbone) favorable à l’investissement dans les technologies propres et à l’innovation verte. Un Etat "amorceur".

6) Assurer les risques majeurs de long terme
Quel mode de financement pour la croissance de long terme et l’innovation de demain ? Les signaux prix ne suffisent pas pour attirer les investisseurs privés. Le ralentissement de l’innovation et l’absence criant de l’éclosion de technologie de rupture tient en grande part des problèmes de financement. C’est ce qu’illustrent les difficultés de structurer la filière industrielle autour de la voiture électrique. La mise en oeuvre de la nouvelle croissance ne pourra s’effectuer que si les investisseurs de long terme sont au rendez‐vous. On touche là au défi du financement de cette croissance. L’Etat ne peut plus être l’investisseur de long terme de référence, mais il a un rôle dans la canalisation de l’épargne.

Il s’agit d’un renversement épistémologique : l’objectif n’est pas tant quantitatif que qualitatif. La guerre de l’épargne sera remportée si l’on réussit à orienter une épargne privée grandissante vers les investissements productifs de long terme économiquement et socialement rentables. Cela nécessite avant tout de réduire de manière déterminante la forte aversion au risque des capitaux actuels, à l’origine du raccourcissement de l’horizon de l’investissement privé. La puissance
publique doit être un facilitateur pour la canalisation de l’épargne dans l’investissement de long terme par le biais d’une allocation des risques de long terme repensée. C’est à la puissance publique, au travers de garanties et cautions, d’endosser les risques majeurs de long terme, celui‐là même qui est responsable de l’envolée si paralysante du prix du risque.

Cette révolution intellectuelle serait in fine simplement le triomphe de la théorie standard de la gestion du risque telle qu’elle est pratiquée par les professionnels de l’assurance – partage du risque entre assureurs et réassureurs. Aux marchés financiers d’absorber le risque marginal de courte et
moyenne période, à la collectivité de prendre en charge le risque résiduel, ce risque de long terme non diversifiable aux origines aussi multiples qu’imprévisibles, de nature économique, financier ou géostratégique. La puissance publique doit revêtir le rôle de réassureur de l’économie réelle.

III. Dix mesures pour bâtir une croissance européenne

Nos pays ont‐ils encore un avenir ? Résolument oui. L’Europe n’a pas une vision objective ni de sa puissance ni de sa réalité. Première puissance commerciale du monde, elle a réussi à développer un marché unique de 500 millions de consommateurs, ce qui est une force incomparable. L’Europe est également une source d’innovation exceptionnelle, aujourd’hui insuffisamment utilisée, et possède des structures sociales exemplaires. Ces atouts doivent être mis au service d’une croissance dont le contenu se distingue significativement de ce qui existe ailleurs, notamment du modèle "technologie-services"
américain. Nous souhaitons conserver une base productive extrêmement solide. Ceci ne signifie pas une réindustrialisation uniforme, mais concentrée sur certains pays, et notamment la France qui a connu un des rythmes de désindustrialisation les plus forts. Sept thèmes apparaissent centraux, qui chacun suppose une vraie stratégie de rupture :
‐ Innovation et politique industrielle
‐ Education et qualification
‐ Financement de la croissance et régulation financière
‐ Croissance verte
‐ Politique macroéconomique
‐ Pacte social
‐ Coopération multilatérale.

Bien entendu, il serait irréaliste et peu efficace de détailler un catalogue de mesures, mais il est cependant indispensable d’illustrer l’absolue nécessité de changement radical dans les politiques européennes. C’est la raison pour laquelle le Cercle des économistes formule dix mesures pour permettre à l’Europe d’être un acteur clé de la croissance de demain :

1. Pour une politique industrielle centrée sur les secteurs porteurs de la nouvelle croissance.
Le terme de politique industrielle a beaucoup changé de sens au cours des années, c’est pourquoi il est important d’identifier les trois principes qui permettent de le définir rigoureusement et dans une perspective adaptée à la période. Il s’agit tout d’abord de préciser les secteurs à privilégier : la santé, l’énergie, les technologies vertes, les transports, le numérique et les nanotechnologies. Ensuite les domaines d’actions sont évidemment très diversifiés. Dans certains cas, par exemple l’énergie, il s’agit de grands projets européens. Dans d’autres, de financement en capital. Ou encore, dans le cas des jeunes pousses et des entreprises en développement, d’aider à l’émergence de nouvelles technologies.

Enfin, la contrainte est de trouver les moyens de financer cette croissance à long terme, sachant que les Etats ne peuvent plus jouer leur rôle antérieur d’investisseur de long terme mais qu’heureusement l’épargne européenne est très abondante. Il s’agit donc de l’orienter massivement ‐ plusieurs centaines de milliards d’euros par an ‐ vers des investissements productifs de long terme économiquement et socialement rentables. La difficulté réside dans l’existence d’un climat de forte aversion au risque, qui ne peut être surmonté que par des montages spécifiques de partage de risque entre les puissances publiques et les investisseurs privés, où l’Etat supporte le risque majeur de long terme tel un réassureur. Mais ceci est loin de suffire au financement. Une autre voie qu’il faut envisager naturellement est celle de la création d’une agence de la dette européenne, qui, plus que les Etats membres, pourrait piloter un grand emprunt européen dédié à cette politique industrielle diversifiée. Il faut noter que, pour que les Etats rééquilibrent leurs comptes et puissent ainsi assurer des financements plus traditionnels, il faudra renforcer le poids des prélèvements obligatoires. La contrainte est de ne pénaliser ni le développement de l’innovation ni le travail.

2. Pour une écologisation de la politique industrielle.
On l’a vu, Copenhague a été un échec pour les politiques mondiales de l’environnement et Lisbonne un échec pour les politiques européennes de l’innovation. Il nous semble qu’il faut reprendre la démarche de Lisbonne, mais cette fois‐ci avec un réel engagement des Etats centré sur les technologies vertes. Cette stratégie pourrait déboucher assez naturellement sur une taxe carbone, consacrée exclusivement au financement de la recherche et de l’innovation vertes. Une
telle taxe permettrait en outre d’orienter le changement technique vers les technologies propres et pourrait être combinée efficacement à une politique de subvention à la R&D.

3. Pour un "Small Business Act" européen.
C’est une ancienne revendication jamais réalisée et pourtant absolument nécessaire. Le SBA américain est un outil d’une efficacité redoutable, puisqu’il permet de financer tant l’innovation que l’investissement traditionnel et de garantir une partie des marchés publics aux PME. C’est dire l’urgence de le mettre en place en Europe en dépit d’éventuelles difficultés juridiques par rapport à l’OMC. Le sujet porte à la fois sur les jeunes pousses et sur les entreprises à croissance rapide. Le SBA européen, comme son homologue, doit mettre en oeuvre une palette d’instruments, concernant aussi bien les marchés publics que le financement. Pour simplifier la démarche, cette politique doit être coordonnée au niveau européen mais peut être pilotée par les régions, sur le modèle d’intervention des Länder allemands.

4. Pour une politique de la formation et de la recherche.
Tout a été dit sur le sujet et pourtant peu a été fait. Nous pensons qu’il faut d’abord revisiter l’ensemble des formations élémentaires et secondaires, et cela dans l’ensemble des pays européens. La force européenne c’est sa formation, et celle‐ci a été quelque peu mise à mal. De la même manière, l’enseignement supérieur est un enseignement de masse pour lequel il faut décider l’allocation de 2% du PIB, supérieurs aux dotations actuelles et inférieures aux dotations
américaines. Au‐delà du LMD, il faut créer un titre de docteur européen et donc également une académie européenne d’évaluation. Enfin, les pôles de compétitivité ont été une initiative très positive dans un certain nombre de pays européens. Afin de leur donner plus d’ampleur, plus de moyens, plus de missions, la création d’un réseau européen est vraisemblablement la meilleure voie pour améliorer le rapport entre recherche et innovation.

5. Pour une régulation des marchés financiers en Europe.
Dans ce domaine la démarche ne peut être que mondiale. En revanche l’Europe peut imposer, et cela dès le prochain G20, des priorités à débattre puis à mettre en oeuvre pour rendre le système financier mondial moins risqué. Nous pensons aux trois points suivants : la convergence des normes comptables et prudentielles, notamment entre les Etats‐Unis et l’Europe ; le contrôle progressif des marchés de gré à gré, et l’instauration de chambres de compensation pour une large partie des produits dérivés ; et la mise en place, en suivant les Etats Unis, de politiques de pénalisation très forte des activités de trading pour compte propre des banques de dépôts.

6. Pour une politique macroéconomique active.
En réalité il s’agit d’inverser la logique du Pacte de Stabilité et de Croissance et de lui donner un caractère spécifiquement contracyclique Dans la perspective d’un redressement des fonds publics, il faut être extrêmement rigoureux sur les déficits en période de croissance favorable, et plus laxiste en période de récession. D’une manière plus générale, il faut gérer les taux d’intérêt, le taux de change et le déficit en considérant que l’Europe a une vraie stratégie de priorité à la croissance. Quant à la politique du change mise en oeuvre par la Banque centrale européenne, on ne peut la laisser être soumise, surtout dans les périodes difficiles comme celles que nous allons connaître, à la volatilité imposée par les marchés. La stratégie définie se devrait d’être coopérative, donc
débattue avec les autres grandes zones monétaires dans le cadre des réunions sur la stabilité des taux de change. Mais il faut également pouvoir la gérer en tenant compte des intérêts de la croissance européenne.

7. Pour une surveillance macroéconomique intelligente et différenciée.
Elle ne peut se limiter au Pacte de Stabilité et doit respecter la diversité des modèles de pays, tout en évitant les divergences et les déséquilibres financiers qui mettent en danger la zone euro. Dans cette perspective, les politiques de rigueur, qui s’étaleront selon toute vraisemblance sur un minimum de cinq années, doivent s’imposer qu’aucune coupe budgétaire ne touche les investissements fondamentaux pour la base productive, et qu’aucun impôt complémentaire ne
vienne frapper le travail ou ne soit désincitatif pour l’innovation.

8. Pour une immigration choisie.
Pour soutenir le dynamisme du marché de l’emploi européen, nous sommes favorables à une immigration choisie sur la base de la qualification et directement liée à une intégration sur le marché du travail. En particulier, comme cela est le cas dans les autres grandes zones, les politiques d’attraction de jeunes étudiants constituent un facteur puissant de coopération avec le pays d’origine.

9. Pour un marché du travail unifié.
Tous les pays européens sont touchés par les conflits intergénérationnels. Les difficultés sont multiples, mais la première des décisions doit porter sur les échanges dans les domaines de la formation et de l’emploi. Si l’on veut un marché du travail unifié, il faut naturellement un marché du travail intégrateur,
c’est‐à‐dire des passerelles multiples dans la formation, des Erasmus multipliés par dix. Le même souci de rapprochement formation‐emploi s’applique aux flux migrants. De nombreuses mesures peuvent être envisagées, mais l’une des toutes premières est celle de la portabilité des systèmes de pensions.

10. Pour définir une politique européenne commune de transferts de technologie.
L’enjeu des dix années qui viennent sera celui des transferts de technologies. Dans ce domaine là, seule la coopération permet de protéger l’Europe d’un pillage de sa technologie. Le rapport avec l’Afrique est exactement l’inverse. C’est un continent qui surprend par la vivacité de sa croissance et qui aura tendance à se tourner vers des pays émergents soucieux d’obtenir contre la technologie des matières premières. Il représente toujours pour nous une opportunité. Il faut donc renforcer notre politique d’aide au développement, d’investissement, de délocalisation et de formation vers ce continent.

En conclusion, après avoir rappelé la gravité de la situation dans la continuité des Rencontres précédentes, le Cercle se veut cette année résolument porteur d’espoir. Nos pays peuvent rebondir s’ils mettent en oeuvre sans plus attendre la transition vers la nouvelle croissance. L’enjeu est de rester en course vis‐à‐vis des Etats‐Unis et des grands pays émergents. A défaut de coopération, il faut apprendre à faire cohabiter une croissance équilibrée, décentralisée des pays européens avec la croissance de rattrapage des pays émergents.
Latribune.fr

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3 juillet 2010 :

Le conseil de régulation financière et du risque systémique (CRFRS) : Christine LAGARDE à la barre ! Les dirigeants d'entreprises à risque systémique bientôt auditionnés.


Le conseil de régulation financière et du risque systémique  (CRFRS) : Christine LAGARDE à la barre ! Les dirigeants d'entreprises à  risque systémique bientôt auditionnés.

L'intitulé de la loi qui crée ce nouveau conseil (loi sur la régulation bancaire) est très aguicheur, son contenu un peu moins, mais il est tout de même très symbolique. Nous nous arrêtons juste un instant sur la nouveau conseil qui remplace le collège des autorités de contrôle qui aura fait peu perler de lui. Ce nouveau conseil, présidé par le ministre, devra favoriser sinon réussir une "inter-régulation" (dirait notre collègue M.-A. Frison-Roche). Coordonner le travail de l'ACP, de l'AMF et de l'Autorité des normes comptables ; telle sera sa mission.


Aux termes de ce qui sera l'article L. 631-2., "Le conseil de régulation financière et du risque systémique est composé du gouverneur de la Banque de France président de l'autorité de contrôle prudentiel assisté du vice-président de cette autorité, du président de l'autorité des marchés financiers et du président de l'autorité des normes comptables ou de leurs représentants. Il est présidé par le ministre chargé de l'économie ou son représentant." (on se demandera au passage pourquoi les autorités qui sont des personnes morales ne portent pas, dans la loi, une majuscule... mais avouons que nous ne sommes jamais allé au bout de la problématique...)


Naturellement, cette mission du CRFRS se réalise "sans préjudice des compétences respectives des institutions que ses membres représentent" formule administrative peu utile à défaut de dérogation expresse et précise.


Le conseil exerce les missions suivantes :

« 1° Il veille à la coopération et à l'échange d'information entre les institutions que ses membres représentent ;

« 2° Il examine les analyses de la situation du secteur et des marchés financiers et il évalue les risques systémiques qu'ils comportent, compte tenu des avis et recommandations du comité européen du risque systémique ;

« 3° Il facilite la coopération et la synthèse des travaux d'élaboration des normes internationales et européennes applicables au secteur financier et peut émettre tout avis ou prise de position qu'il estime nécessaire.


La disposition ne se commente guère, ce qui ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de difficulté de mise en oeuvre. Comment le ministre va-t-il parvenir à stimuler les autorités et leurs dirigeants sans les incommoder ? Ces autorités spécialisées, "autonomisées" ont-elles besoin d'être stimulées ? La régulation a-telle besoin d'être régulée ? Le citoyen et le contribuable pourraient s'en inquiéter. Et comment le ministre va-t-il procéder ?


Ce n'est en tout cas pas le droit, propre, d'entendre des professionnels de la banque, de l'assurance et de la finance (droit d'audition qui devient une obligation pour les dirigeants de société), qui changera la problématique. En effet, une fois voté, l'article L. 631-2-2 devrait prévoir que, pour l'accomplissement des missions définies à l'article L. 631-2-1, le conseil de régulation financière et du risque systémique peut entendre des représentants des établissements de crédit, des entreprises d'investissement, des entreprises d'assurance, des mutuelles et des institutions de prévoyance. ».


Ce droit d'audition "personnalise" et "politise" les questions de gestions des entreprises à risque systémique. Cela sera-t-il une arme ou un moyen décisif, on se le demande. On devine que le nouveau conseil voudra ou pourra jouer d'un rôele d'influence, une technique assez répandue dans la régulation. Les dirigeants vont s'interroger. Auront-ils le droit d'être assistés par un avocat ? Par un conseil autre ? Leurs auditions seront-elles consignées ? Signées ? Par eux ? Publiques ?


Autant de question qui ne sont peut-être pas, à cette heure, tranchées ou même posées.Cessons d'être mauvais esprit... et souhaitons bon courage à ceux qui vont devoir, aux côtés du ministre, porter ce CNRFRS qui pourrait demain être vu comme un responsable des nouvelles crises financières... La petite innovation juridique implique en effet un grand risque politique : curieux !



Vendredi 2 Juillet 2010


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Vendredi 2 juillet 2010


La croissance dans l'industrie manufacturière française a ralenti en juin pour le deuxième mois consécutif, montre
l'enquête publiée ce jeudi par l'institut Markit Economics. L'indice PMI Markit/CDAF sur la confiance des directeurs d'achat dans l'industrie a en effet fléchi à 54,8 points, son plus bas niveau depuis décembre 2009. Il avait été initialement annoncé à 54,9 en première estimation, le 23 juin. Il avait atteint en avril un plus haut de 45 mois à 56,6 points. L'indice
PMI de mai était à 55,8 points. Un indice à plus de 50 signale une expansion de l'activité, et à moins de 50 points, une
contraction.
Dans ce contexte de ralentissement de l'expansion, les entreprises du secteur manufacturier ont continué de réduire leurs effectifs, portant la période actuelle de contraction de l'emploi à vingt-six mois. En outre, ce repli de l'emploi s'accélère, atteignant son niveau le plus élevé depuis janvier. Les entreprises signalant des réductions d'effectifs les expliquent par une restructuration de leur organisation ainsi que par le non remplacement des départs.
De son côté, la production progresse en juin, comme c'est le cas depuis un an. Mais même s'il reste élevé, le taux de croissance fléchit pour le troisième mois consécutif et s'inscrit à son plus faible niveau depuis août 2009.
Cette dernière est ainsi la plus faible depuis février. Tout en restant forte, la croissance des nouvelles commandes à
l'export s'inscrit à son niveau le plus faible depuis quatre mois.
La hausse des prix des achats reste importante en juin, bien que fléchissant depuis le plus haut de près de six ans
enregistré en mai et atteignant un plus bas de trois mois. Les entreprises interrogées attribuent cette inflation des coûts des achats à la faiblesse de l'euro par rapport au dollar américain. Afin de répondre à la hausse des prix des achats, les entreprises du secteur manufacturier augmentent leur prix de vente pour le troisième mois consécutif en juin, cette  hausse étant la plus importante depuis août 2008.
Selon l'Insee, les prix à la production sont restés stables au mois de mai en France mais leur progression sur un an accélère à 4,3% après 4% le mois précédent.
Même tendance dans la zone euro, où le secteur manufacturier a enregistré en juin sa plus faible croissance en quatre
mois, selon l'enquête Markit. L'indice PMI définitif des directeurs d'achat s'est ainsi établi à 55,6 points, niveau conforme
à le première estimation et légèrement inférieur aux 55,8 points du mois de mai. Cela reste le neuvième mois de suite que l'indice se situe au-dessus de la barre des 50, signalant une progression de l'activité.
La composante de la production a été revu en légère baisse par rapport à l'estimation initiale, à 57,2 contre 57,3 tout en restant supérieure aux 56,8 du mois de mai. La production manufacturière de la zone euro n'a, à ce jour, retrouvé que 40% de son niveau d'avant la récession.
En Allemagne, première économie de la zone euro, le secteur industriel est resté stable en juin, affichant un indice de 58,4 points, comme en mai.

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Mardi 29 juin 2010


Le gouvernement répète, depuis plusieurs semaines maintenant, qu’il a pour engagement – et qu’il le tiendra quoi qu’il arrive – de ramener le déficit public de 8 % du produit intérieur brut (PIB) fin 2010 à 6 % fin 2011. Le premier ministre, François Fillon, a rappelé, vendredi 25 juin, que cela représente un “effort financier” de 40 milliards d’euros – somme qui correspond à la “valeur” de 2 points de PIB.

Comment le gouvernement compte-t-il “trouver” ces 40 milliards ? Si certaines pistes sont définies et chiffrées (même si le détail de ces mesures reste à venir), d’autres sont évoquées sans chiffrage très précis pour l’instant. Les derniers arbitrages sont en cours en ce qui concerne l’évolution des dépenses publiques. Ceux relatifs aux recettes devraient, pour un certain nombre d’entre eux, avoir lieu fin juillet, voire fin août.

Du côté de dépenses :

- Le plan de relance et les mesures de soutien. La fin de ces mesures, prises en 2009 pour faire face à la crise, représente une économie de 15 milliards d’euros.

- La réduction des dépenses de fonctionnement courant de l’Etat. Elle sera de 5 % dès 2011 et de 10 % d’ici à 2013. Le ministère du budget évoque le chiffre de 1 milliard d’euros d’économies dès l’an prochain.

- La réduction des dépenses d’intervention de l’Etat. Ici aussi la baisse prévue est de 5 % dès 2011 et de 10 % d’ici à 2013. Les économies seraient de l’ordre de 3,5 milliards d’euros dès l’année prochaine, selon le ministère du budget.

- Le gel des concours financiers de l’Etat aux collectivités locales à leur niveau de 2010. Pour le moment, on n’en connaît pas l’impact chiffré exact pour 2011. Le député (UMP, Val-de-Marne) et rapporteur général de la commission des finances de l’Assemblée nationale, Gilles Carrez, qui a fait un rapport sur le sujet, a évoqué une économie de 800 millions d’euros par an pour l’Etat.

- La réforme des retraite. Elle induirait 2 milliards d’euros (en euros de 2008) d’économies en 2011, selon les chiffres du ministère de l’économie et de la Cour des comptes.

- Les dépenses d’assurance-maladie. Le gouvernement a indiqué vouloir limiter leur augmentation à + 2,9 % en 2011, contre + 3 % en 2010.

Du côté des recettes :

- Les niches fiscales (exonérations et réductions fiscales) vont être rabotées et certaines supprimées, a indiqué le gouvernement. Au ministère du budget, on indique que le “gain” attendu en 2011 n’est pas encore chiffrable, car ce à quoi l’on touchera – et les impôts sur lesquels cela portera (impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés, TVA…) – n’est pas encore totalement défini.

Le gouvernement avait évoqué, dans un premier temps, “au moins 5 milliards d’euros” sur 2011 et 2012. M. Fillon, le 25 juin, a déclaré que l’“effort pourra être porté jusqu’à 8,5 milliards pour la période 2011-2013″. Le ministre du budget, François Baroin, a même cité 10 milliards d’euros sur trois ans.

- Les recettes liées à la croissance de l’économie. Le gouvernement dit attendre une rentrée de recettes de l’ordre de 10 milliards d’euros l’an prochain. Ce chiffre est basé sur une croissance de + 2,5 % du PIB. Cette hypothèse est toutefois jugée un peu trop optimiste – et donc les rentrées de recettes surévaluées – par un certain nombre d’économistes, mais aussi par la Commission européenne, le Fonds monétaire international (FMI) et la Cour des comptes.

- La réforme des retraites. Elle apporterait 4 milliards d’euros (en euros de 2008) de recettes supplémentaires dès 2011, selon les chiffres du ministère de l’économie et de la Cour des comptes.

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Lundi 28 juin 2010


La prévision gouvernementale d'une croissance du PIB de 1,4% cette année semble un chiffre assez raisonnable.
Cependant à ce rythme il est vrai que nous ne créerons pas d’emploi et que les investissements R&d souffriront nécessairement des coupes budgétaires et des exercices de refinancement. Selon les prévisions de La prévision gouvernementale d'une croissance du PIB de 1,4% cette année semble un chiffre assez raisonnable.
Cependant à ce rythme il est vrai que nous ne créerons pas d’emploi et que les investissements R&d souffriront nécessairement des coupes budgétaires et des exercices de refinancement. Selon les prévisions de Banque centrale. l'exercice 2001 devrait renouer avec une croissance proche des fameux 2% qui caractérise l'amorce d'une croissance structurelle Banque centrale. l'exercice 2001 devrait renouer avec une croissance proche des fameux 2% qui caractérise l'amorce d'une croissance structurelle.
Il nous faut donc réfléchir des politiques publiques qui maintiennent une croissance conjoncturelle favorable et se
doter d’outil fiscaux et sociaux qui permettent de retrouver une véritable dynamique créative de valeur sur le moyen terme pour amorcer les prémisses d’une croissance structurelle qui nécessitera tout de même des années de rigueur et de réformes. Il nous faut donc réfléchir des politiques publiques qui maintiennent une croissance conjoncturelle favorable et se doter d’outils fiscaux et sociaux qui permettent de retrouver une véritable dynamique créative de valeur sur le moyen terme pour amorcer les prémisses d’une croissance structurelle qui nécessitera tout de même des années de rigueur et de réformes dans la perspective de consolider l'apurement des déficits publics.

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Dimanche 27 juin 2010

L'objectif partagé par les dirigeants des pays riches et émergents du G20 réunis
depuis samedi à Toronto semble clair : Favoriser la croissance mondiale. En dépit de leurs divergences en matière de
politique économique, le président des Etats-Unis, Barack Obama, et le premier ministre britannique, David Cameron, ont tous deux indiqué aller dans la même direction : Celle de la croissance durable à long terme.

Les stigmates de la crise sont toujours là et le sommet devrait porter fondamentalement sur la croissance et la sortie de crise passant par des solutions mondiales. Pourtant, on n'a pas vu encore de la part de certains pays du G8 un ensemble de politiques, qui donnera à tout le monde confiance dans le fait que l'on vera une croissance plus forte tirée par la demande intérieure dans ces pays à l'avenir.

Impossible de parler croissance en éludant le problème des déficits publics; d'autant que la montée de la dette publique dans les grandes économies de la planète est un frein à la croissance. C'est d'ailleurs le point clé pour l'hôte canadien qui veut faire de la réduction des déficits publics l'un des éléments-phares du communiqué final de ce dimanche. Le premier ministre Stephen Harper compte encourager les pays du G20 à réduire de moitié leurs déficits d'ici à 2013 et à commencer à diminuer leur ratio dette/produit intérieur brut d'ici à 2016.
Aucun interlocuteur autour de la table du G8 n' a contesté la nécessité de réduire l'endettement et les déficits en même temps en tenant compte de la situation propre à chaque pays. Les pays émergents s'inquiètent de la façon dont les Européens comptent occuper leurs marchés, qui sont en plus forte croissance avec leurs exportations, comme des valeurs d'ajustement, au lieu d'intervenir sur leur demande intérieure.
La réunion du G20 a ainsi succédé à celle du G8. les pays du G8 ont une capacité de réponse que d'autres n'ont pas. Personne ne peut être surpris de voir qu'il est difficile d'obtenir un consensus à 20 d'un jour sur l'autre. Le Japon a  également insisté sur son attachement au G8. Il a même proposé ce week-end d'y associer "au coup par coup"... la Chine. Une manière sans doute d'éviter les critiques à l'égard d'un club trop refermé sur lui-même.
Mais les pays émergents ne partagent évidemment pas cet avis. Acteur majeur de la nouvelle scène internationale qui se
dessine, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a renoncé en dernière minute à venir au sommet du G20 de Toronto. Officiellement en raison de graves inondations dans le nord-est de son pays. Mais certains observateurs y voient surtout un signe de "désillusion des émergents" à l'égard d'anciennes puissances peu disposées à partager leurs
prérogatives, comme l'a montré la récente initiative restée sans lendemain du Brésil et de la Turquie pour atténuer la crise du nucléaire iranien.

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Vendredi 25 juin 2010


Plans de relance pour soutenir la croissance ou rigueur budgétaire : le choix divise l'Europe et les Etats-Unis, le Fonds monétaire international et la Banque Mondiale. La question du yuan devrait également figurer au menu des discussions ce week-end.

Les discussions promettent d'être animées ce week-end à Toronto, au Canada. En effet, à l'heure où s'ouvre le sommet du G8 suivi du G20 ce week-end, les participants ont déjà affirmé leurs divergences. Le Fonds monétaire international (FMI) a publié ses «dix commandements» à l'intention des pays développés pour les aider à réduire leurs déficits publics. L'institution prône notamment une baisse du rapport de la dette au produit intérieur brut (PIB) et l'adoption rapide de réformes des retraites et de l'assurance maladie, jugeant le système actuel « pas viable ». De son côté, la Banque mondiale met les pays du G20 en garde contre une baisse de l'aide internationale. Selon elle, «le maintien d'investissements favorables à la croissance dans l'infrastructure et le capital humain, dans un contexte de baisse des recettes fiscales, sera particulièrement difficile si la conjoncture économique et financière actuelle entraîne une baisse de l'aide internationale et une concurrence accrue pour recueillir l'épargne mondiale.»

La politique budgétaire la plus appropriée en cette période de reprise fébrile de l'économie ne fait donc pas l'unanimité. Deux camps s'affrontent. D'un côté, les Etats-Unis ne cessent de mettre en garde leurs homologues européens contre la mise en œuvre de mesure drastiques de réduction des déficits, préjudiciables dans un contexte de faible reprise de la croissance. De l'autre côté, l'Allemagne et le Royaume-Uni prônent tous deux la mise en place de politiques strictes et aptes à réduire rapidement les dettes publiques et ainsi éviter de revivre le même scénario qu'en Grèce. D'ores et déjà, le Premier ministre britannique David Cameron a clamé qu'il veut éviter de faire du sommet de Toronto un simple «salon où l'on cause». Dans une tribune publiée dans le Globe and Mail, il appelle les pays participants à passer à l'action.

Et c'est déjà chose faite en Chine. Alors que la communauté internationale, en particulier les Etats-Unis, fait pression pour que la Chine apprécie sa monnaie, le pays a abaissé son taux de change de référence à son plus bas niveau en cinq ans ce matin, renforçant ainsi la valeur du yuan face au dollar. L'institut a décidé d'un cours pivot en hausse de 0,3% à 6,7896 yuans contre le dollar.

Par ailleurs, les banques espèrent, elles, avoir remporté une bataille en convaincant le comité de Bâle de réduire le niveau de fonds propres obligatoires. Les mesures de règlementation les concernant doivent être présentées ce week-end, dans le cadre du débat sur la règlementation financière mondiale.

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Jeudi 24 juin 2010


L'état de nos finances publiques s'est aggravé de façon très sérieuse en 2009 et début 2010. La situation n'est pas encore irréversible, si la France s'attelle dès maintenant à une action de redressement forte, crédible et durable. Si la gravité du mal dont nos finances publiques sont atteintes est de longue date chronique, ce mal a franchi un nouveau stade. Il y a donc urgence à prendre des mesures immédiates, sauf à hypothéquer notre indépendance et notre souveraineté si les tendances actuelles devaient se poursuivre.
Comme ses partenaires européens, la France promet une réduction rapide de ses déficits qui permettrait de stabiliser une dette publique qui a gonflé en raison de la crise. Le gouvernement français s'est engagé à réduire le déficit public à 3% du PIB en 2013 contre 8% cette année par une maîtrise soi-disant sans précédent des dépenses et un bond escompté des recettes lié un taux de croissance économique irréaliste de 2,5% en moyenne de 2011 à 2013, bien supérieur aux prévisions de plusieurs institutions et économistes.

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Mercredi 23 juin 2010


A peine installé dans son siège, le premier ministre japonais souhaite marquer les esprits. Le gouvernement de centre-gauche a décidé de prendre à bras le corps le mal endémique de l’économie japonaise : sa dette qui atteint le double de son PIB. En effet le Japon est à ce jour le pays le plus endetté du monde.
Un plan de réduction des dépenses publiques pendant trois ans qui devrait servir d’exemple à une gauche encore complexée par les ajustements structurels et la discipline budgétaire. La méthode consistera, également, à contenir les émissions de bons du trésor les principaux instruments de financement des déficits publics. Ce plan ambitieux pourrait passer aussi par une hausse substantielle des impôts.
Le gouvernement veut ouvrir un débat national sur l'augmentation de la taxe sur la consommation. Une taxe fixée aujourd'hui à 5 %.  Cette hausse n'interviendrait pas avant deux ou trois ans, a prévenu le premier ministre. Il ne souhaite pas, comme ses confrères internationaux, freiner une croissance qui redémarre à peine et estimée 2,6 % l'an prochain. Une progression sans précédent depuis dix ans.

Devant la Commission des Affaires économiques et monétaires du parlement européen, le président de la BCE a plaidé pour une surveillance budgétaire renforcée et plus efficace dans la zone euro.
La surveillance des politiques budgétaires doit être renforcée, au niveau des vingt-Sept et en particulier de la zone euro. Nous devons nous doter d'instruments efficaces pour corriger les déficits excessifs et les niveaux d'endettement. La surveillance budgétaire doit être plus efficace et, en cas de non respect, les sanctions doivent être appliquées beaucoup plus tôt et devraient avoir un champ beaucoup plus large. la perspective de retour à une situation qui soit durable, de bonne gestion budgétaire, est essentielle pour la croissance.


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Mardi 22 juin 2010

Les vingt chefs d'état qui composent le G20 se retrouveront à Toronto à la fin de la semaine pour esquisser une
politique commune au sujet de la régulation financière. En pleine crise budgétaire européenne, l’enjeu est de taille tant sur le plan social économique que philosophique. Malheureusement la querelle d’école prédomine au mépris des enjeux et de la casse sociale qu’elle pourrait occasionner car deux écoles s'affrontent de manière monolithique.

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Lundi 21 juin 2010

Toyota se retrouve face à des mouvements sociaux en Chine. La firme a été obligée de suspendre sa production en raison de la grève des salariés d'une usine Denso, équipementier filiale du groupe Toyota. Le site chinois a une capacité annuelle de 360.000 unités et construit des modèles comme la Camry ou la Yaris, sa production est suspendue depuis mardi matin. "Aucune décision n'a pour l'instant été prise concernant la reprise de la production", a déclaré Ririko Takeuchi, porte-parole de Toyota. Des négociations sont en cours entre la direction et les ouvriers qui demandent une augmentation des salaires et des avantages supplémentaires ; Cette grève est le dernier en date des mouvements sociaux touchant des constructeurs automobiles étrangers en Chine, ces mouvements qui se multiplient et annoncent l’émergence d’une classe moyenne consommatrice et soucieuse d’améliorer ses conditions de vie.

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Dimanche 20 juin 2010

L'activité économique en Grande Bretagne devrait croître plus lentement que prévu cette année et l'an prochain, en raison des politiques de maîtrise budgétaire.George Osborne promet que la croissance s'accélèrera après que ces politiques auront pu être déployées, il a promis devant le Parlement une hausse de 1,2% du PIB cette année, un chiffre inférieur au 1,3% présenté la semaine dernière par l'Office for Budget Responsibility (OBR)La croissance devrait être de 2,3% en 2011, contre 2,6% prévu par l'OBR, puis elle devrait atteindre 2,8% en 2012 et 2,9% en 2013.